Газета «ЛеМонд»: "Igor Moukhine et la Russie des années 1990"

7 апреля 2020


Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr.
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».

https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2020/08/07/igor-moukhine-et-la-russie-des-annees-1990-l-expo-photo-qui-s-est-retrouvee-confinee_6048377_3451060.html?fbclid=IwAR3U9rC9bK_1qkuv-aZ4NvzjHeLbrrWqgTr3fHVwBUxPvQBfwEQXOxWH9-E

 

Les faits« Expositions fantômes » (5/6). « Le Monde » ouvre les portes de manifestations annulées à cause du Covid-19. Aujourd’hui, Igor Moukhine et ses images d’une jeunesse s’emparant de sa liberté après la chute de l’URSS, programmées à la Photobiennale de Moscou en mars.

Grande figure de la photographie russe contemporaine, Igor Moukhine, né en 1961, est devenu célèbre dans les années 1980 en photographiant les jeunes de son pays. Il l’a fait au moment où, pendant la perestroïka – ces quelques années d’ouverture et de changement politique juste avant la chute de l’URSS –, une culture underground autour du rock’n’roll fleurissait dans le secret des caves et des appartements. « La jeunesse a toujours été son sujet, confirme Olga Sviblova, directrice du Multimedia Art Museum de Moscou (MAMM), où une exposition consacrée à Moukhine était prévue en mars, à la Photobiennale, avant d’être annulée. Il est professeur à l’école de photographie Rodtchenko de Moscou, et c’est l’un des enseignants préférés des étudiants, car il a cette connexion aux jeunes depuis toujours, dans la vie et dans son œuvre. »

L’autodidacte Igor Moukhine saisit son pays d’une façon subtile et non spectaculaire, avec des photos noir et blanc qui livrent par de petits détails un état d’esprit.

La jeunesse : celle qui s’embrasse, celle qui rêve, celle qui se révolte. C’est la même qu’on retrouve dans son exposition déprogrammée, centrée cette fois sur les explosives années 1990. « C’est juste après la chute de l’URSS. On s’est tous retrouvés désemparés, tout était incertain et, en même temps, tout était possible », souligne Olga Sviblova.